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samedi 10 novembre 2012

...et cet interrupteur..?

Expo "Du côté de Jacques-Emile Blanche " à la Fondation Pierre Bergé


            Marcel, mon cher Marcel, tu me fais de l'oeil dans le métro...C'est l'affiche de l'exposition, BIEN SUR c'est mon tableau préféré de Jacques-Emile Blanche, aussi je n'en parlerai pas car l'amour rend aveugle et je ne saurais dire que "aaahhh!!! je l'aime "...ça risquerait d'être un tantinet ennuyeux.


Sur la scénographie de l'exposition, rien à dire, c'est parfait, l'ambiance "salon de Madame Verdurin" est remarquablement reconstituée, et tous les fans de la Recherche, dont nous sommes,  seront comblés par les incarnations dûment répertoriées sous chaque tableau. ( c'est presque trop, le mieux étant l'ennemi comme on sait, je ne sais pas si je "la" (Madame Verdurin, par exemple) voyais comme ça...)


André Gide 1912

 Néanmoins, il faut bien dire que J.E. Blanche, qui est un excellent portraitiste, avait tout de même pour principale qualité celle de choisir des modèles exceptionnels. J'ai dû déjà dire qu'un portrait, c'était avant tout donner l'impression au spectateur qu'il connaissait la personne, mais là, c'est vraiment illustré parfaitement. Blanche sait rendre aussi bien la force créatrice de Gide, la poésie de Debussy,   la puissance de Rodin, l'originalité de Stravinsky, la rigidité de Barrès,l' ambiguïté de Pierre Louys...en allant jusqu'à employer des moyens techniques différents pour chacun.



Maurice Barres   1891
                            



Pierre Louys  1893









Sir Coleridge Kennard ou " le portrait de Dorian Gray"  1904
Le summum de cet art de l' exhibition de la personnalité étant atteint, sans doute, dans ce portrait qui fut "refusé", paraît-il, par la famille du modèle, car trop...explicite, je vous laisse juge... !!



         Mais si Blanche est un (très) bon portraitiste, est-ce un bon peintre...Je me le demande, car un portrait de Titien, par exemple, l'homme au gant, au hasard, en plus d'être cet homme si beau dont j'étais limite amoureuse, n'est-il pas avant tout un sublime tableau de Titien ? Ou ma chérie, la Contessa del Carpio de Goya ? Ici, c'est en premier la remarquable personnalité des modèles qui captive.

        Reste une énigme : que fait cet interrupteur à gauche dans le portrait, avec chien et baballes, de Jean Cocteau ? Et en plus, sur la ligne du coeur...


Jean Cocteau  1913



















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