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mercredi 2 septembre 2015

Un peintre, enfin !

Gérard Garouste, " En chemin "    Fondation Maeght  St Paul de Vence




Gérard Garouste,   Le théâtre de Don Quichotte  2012 ( détail )



Une fois gavée des plaisirs ordinaires de Nice, la mer, la famille et l'agua-limon, il me vient une petite envie de musée,  il me semble qu'il y'a quelque chose de bien dans le coin, ah ! oui, ça me revient...à la Fondation Maeght. Et puis, il y a des années que je n'y suis pas allée et la promenade est plaisante, et le lieu lui-même, assez enchanteur il faut bien le dire.




                                              Bien qu' intéressée moyennement par la sculpture moderne, on le sait, j'ai toujours aimé l'idée de mélanger la nature et l'art, je me souviens de mon émerveillement, au Danemark, dans le parc de Louisiana et du magnifique stabile de Calder, face à la mer, un tout, l'un participant de l'autre et semblant avoir toujours été là. ( et non pas, comme certaines dérives actuelles, utiliser un merveilleux cadre ( Versailles, au hasard ! ) pour y mettre des bidules qui n'ont rien à voir avec l'oeuvre du grand Lenôtre, sauf de coûter très cher, tout comme la sienne sûrement, d'ailleurs.



vue du premier étage    photo Solvej

Calder   photo Solvej
























Tiens, justement, un Calder.



Je pensais que c'était une expo " sculpture" ( j'avais entendu Garouste en parler à la radio ), mais non, merveille, il y a plein de tableaux ! Et c'est un bonheur incroyable d'errer dans ces salles au hasard de ces merveilleux bleus, de ces oranges éclatants, de ces roses insensés...


Et puis, un type qui peint aussi bien les ânes ne peut être complètement mauvais.


  Epaule fils d'âne ( autoportrait ) 2005     détail


Alors, certes, l'imaginaire de Garouste est parfois un peu obscur, déconcertant..ces personnages tortueux, ces mains aux multiples doigts, ces déformations...personnellement, je m'en contrefiche, du sens des oeuvres de ce fou furieux auto-proclammé ( d'ailleurs ne se représente t 'il pas  souvent avec un entonnoir sur la tête  ? ) ( cela dit, je garde un excellent souvenir de son bouquin " L'intranquille" ) ce que je retiens, c'est cette touche admirable, classique, si classique, ces drapés à la Simon Vouet, ces personnages à la Gréco, ces compositions au nombre d'or, ces couleurs d'une vibration musicale, bref, de la peinture, de la grande Peinture.




Shamir   2005

Diane et Actéon    2015

La Barque, le Pêcheur et le Pantalon rouge   1984

Ave Eva, 2005


Et tant mieux si c'est sa " folie" qui est la clé de son succès ( et le bonheur des exégètes intellos ),  moi, je me suis régalée, comme on dit dans le midi.   Merci Gérard !



Le Re-geai de la mère  2015


                                        Admirez ce superbe oiseau, si magnifiquement " jeté" !



Un petit dernier, tendre, raffiné, poétique :




Le centaure et le nid d'oiseau   2013



                            Un centaure beau comme Laurent Terzieff dans " Médée" de Pasolini !

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