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mardi 10 février 2015

Le plus beau n'est pas celui qu'on croit

Palazzo Colonna    Miroir et console   photo Solvej




Samedi : Palazzo Colonna, Galerie Borghese, Musée d'Art Moderne et encore Caravage




Deuxième jour, nous avons "rendez-vous" à la Gallerie Borghèse à 13h, en effet j'ai réservé sur Internet car on m'a dit que c'était indispensable ( c'est vrai ) .Mais nous avons la matinée, et le Palazzo Colonna n'est ouvert QUE le samedi matin, donc, c'est maintenant ou jamais.
Bonne idée ! Ce palais est une véritable merveille, on ne sait où porter le regard, et on est chaleureusement accueilli par une guide charmante, et française. En haut d'un petit escalier quelconque, on est d'entrée ébloui par la grande galerie, ses somptueux miroirs et ses consoles dorées et en forme d'esclaves turcs, pour commémorer la victoire du prince Colonna à la bataille de Lépante...


J'ai beaucoup aimé le boulet qui détruisit le superbe marbre de l'escalier, laissé à l'endroit où il tomba.
Un effet déco très chic, et sûrement moins onéreux que de refaire la marche....!


"Le" boulet de canon  photo Solvej

La grande galerie   photo Solvej























Francheement, dans la catégorie " palazzo avec meubles", je crois qu'on ne fait pas mieux. Chaque pièce est plus belle et plus riche que la précédente.
Les tableaux sont nombreux, et bien visibles, ceet fois : dans la même salle, je suis fascinée par le magnifique portrait de gentilhomme de Veronese et l'excellent ange gardien de Guercino, une découverte romaine, décidément, que Guercino, qui me "parle" plus que le fameux "mangeur de haricots" d' Annibale Carracci, un tableau à l'étonnante "modernité", certes, mais qui me laisse de marbre.











Veronese   Portrait de gentilhomme ( Stefano Colonna ? )



Guercino  L'ange gardien



Au passage, je répère un petit modello de Rubens et la ravissante Lucrezia du Maestro celle Mezze Figure


Rubens   La réconciliation de Esau et Jacob 





 Maestro delle mezze figure    Lucrezia


Nous sortons éblouis de ce palais de rêve et filons vers notre " rendez-vous" à la Villa Borghese.


Là, c'est une autre affaire...On n'entre pas "comme ça" dans le Saint des Saints de la peinture romaine ! Le temps est minuté ( 2 heures, mais finalement ça suffira ) la foule conséquente et TOUS les sacs et autres choses en bandoulière priés de rester au vestiaire. J'essaie de me ruer au premier étage ( peintures ) mais le troupeau précédent n'ayant pas fini d'évacuer les lieux, il nous faudra attendre et rester dans notre cheptel ( ceux de 13h ) C'est une légère déception, car la présentation des oeuvres est assez vieillotte, quelle horreur ce tissu jaune derrière le délicat " Amour sacré et amour profane " de Titien, un de mes préférés,


Titien L'amour sacré et l'amour profane


 ( l'amour sacré étant comme chacun sait la dame nue et l'amour profane celle avec la belle robe )



Titien Vénus bandant les yeux de l'amour ( détail )


et puis bien sûr il y a l'incontournable lot de restaurations pourries qui brouille les pistes, ah bon, c'est Giovanni Bellini ce petit arbre minable ( qu'on retrouve d'ailleurs un peu partout, il n'y a qu' un spécialiste de l'arbre " renaissance" ? ), enfin, il y a Caravage, et son "auto" en tête de Goliath, et la Vierge qui empêche le petit de marcher sur le serpent, et sa sublime corbeille de fruits...et puis quantité d'autres choses intéressantes.



bizarre...oui, j'ai dit bizarre ( cette main )

un arbre de Giovanni Bellini ? my foot !



Mais finalement, c'est en bas, dans les sculptures, que je suis épatée...par l'incroyable Daphné de Bernin, ce mouvement qui est la vie même, en marbre, ces orteils qui se changent en racines...quasiment sous nos yeux. Incroyable !



Bernin    Le rapt de Proserpine

Bernin    Daphné ( détail )




































Après tout cela, ce sont nos pieds à nous qui refusent le mouvement ! Pourtant, il y a encore le Musée  d'Art Moderne, qui n'est pas (trop) loin et où je ne voudrais pas rater les " Macchioli", un mouvement de peinture italien fin 19è...dont je serai tout de même privée, car cette section est fermée, faute de personnel ! Néanmoins, dans cet immense ( encore ! ) ( help !! ) musée, d'abord il y a de divins moelleux canapés de velours, que nous adoptons tout de suite ( ouf ! ) et que je quitterai de temps en temps pour des petites virées passionnantes, ce superbe Klimt ( le tournesol ) de sa période "carrés", un très beau portrait de Van Dongen et l'ébouriffante marquise Luisa Casatti   de Boldini, et surtout la présentation de Felice Casorati, ses merveilleuses vieilles et leur harmonie brune,  un nom que je retiendrai.



Felice Casorati    le vecchie




Gioanni Boldini  Portrait de la marquise Luisa Casatti aux plumes de paon






Nous attendons l'ouverture de la section "fin 19è" pour saluer le maestro Verdi ( déjà vu à Paris ) quelques Van Gogh et Renoir et voir en vrai l'intrigant soleil de Giuseppe Pellizza da Volpedo, dont j'ai fait la connaissance sur Pinterest. Un grand beau tableau, à découvrir, en attendant le printemps  !


Giuseppe Pellizza da Volpedo   Il sole



Mais il aurait fallu consacrer une journée entière à cet endroit si riche ! On redescend vers la Piazza del Popolo, et son église Santa Maria, allez, un dernier effort : les 2  Caravage l'un en face de l'autre, un effet extraordinaire, cela valait bien de puiser dans nos dernières ressources...Admirez la grandiose composition de ces deux oeuvres, clignez des yeux, quel modernisme !



Caravage  La conversion de St Paul
Caravage   Le martyre de St Pierre