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mercredi 10 juin 2026

Enfin la fin !


Chardin, Le bocal d'olives    1760



 Musée du Louvre : La peinture Française , fin


Miracle en ce mercredi où la Princesse a émis le désir  d'aller au Louvre, les salles XVIIIè sont ouvertes !
On va pouvoir terminer la Peinture française.

Mais avant cela, le long parcours déjà effectué, mais comme la jeune fille ne l'a pas vu, on s'arrête un peu.
C'est toujours un enchantement de revoir les merveilleux Le Lorrain, bien avant les chers impressionnistes, voilà quelqu'un qui peignait le ciel, et le soleil, comme personne :



Le Lorrain, Port de mer au soleil
couchant (dét ) 1639

Le Lorrain, Port de mer
effet de brume (dét ) 1646

Le Lorrain, Le port de Gênes
vu de la mer (dét ) 1629



Le Lorrain, Le débarquement de
Cléopatre à Tarse (dét ) 1643








































On en demeure ébloui, à tous les sens du terme ! 


Le Lorrain, Le berger Pâris montrant à son épouse
 la nymphe Oenone les serments d'amour
qu'il a gravés 1648


Dans la même "catégorie " , n'oublions pas mon " compatriote" chéri né natif d'Avignon :


Joseph Vernet, Vue d'Avignon depuis
 la rive droite du Rhône 1757


Ses ciels n'étaient pas mal non plus. Contournons les ennuyeuses bondieuseries de Lesueur et autre Jouvenet, cachés derrière il ya quelques délicieux fruits de saison :


François Garnier, Bol de fraises
 et corbeille de cerises   1635

Louise Moillon, Coupe de cerises, prunes
 et melons 1633

François Garnier, Groseilles à maquereau
 et  cerises   1644





Et enfin, voici le "Graal" ! Chardin, Watteau, Fragonard, Largillièrre, Boucher...ce XVIIIè siècle que j'adore. A tout seigneur tout honneur, commençons par Jean-Siméon ( même si ce n'est pas vraiment l'ordre ) 



Chardin, La raie ( dét) 1726


Dans son extraordinaire raie, le chat gourmand est si craquant ! Je lui ai trouvé quelques collègues :

Le Brun, Le sommeil de
l'enfant Jésus (dét) 1655

Louis Le Nain, Famille
de paysans dans un intérieur (dét) 1642





















Ce qui est tellement beau chez Chardin, c'est cette touche légère, enlevée, cette poésie des matières, qui en dépit e son style unique, ne sont jamais traitées de la même façon



Chardin, La table d'office
dit aussi les débris d'un déjeuner 1763


et ces harmonies si parfaites...


Mais les autres peintres du XVIIIè ne sont pas en reste, 



Watteau, Pélerinage à l'île
de Cythère ( dét)  1717

Watteau, Les deux cousines 1716

Watteau, Nymphe et satyre 1716

les chairs et les étoffes de Watteau sont un autre régal


Boucher, Diane sortant du bain 1742

sans oublier Boucher que Berthe Morisot adorait...

Et moi, j'adore Largillièrre et Fragonard !


Largillièrre, Etude de mains 1715

Fragonard, Cascatelles de Tivoli 1762





















 La virtuosité de Largillièrre m'épatera toujours ! Et, bien sûr, je n'oublie pas les superbes Hubert Robert ( le projet de la Grande Galerie u Louvre, et celle-ci...en ruine ! ) et Elisabeth Vigée-Lebrun ( dont le magnifique portrait d'Hubert Robert, justement, nous montre quel genre d'homme il était ) mais je crois que j'ai déjà montré tout cela dans le premier épisode Deux homards trois grâces et une multitude de chiens


 A la boutique en partant
 ( mais je n'ai acheté qu'un magnet ! )
              
                                                 

                                                     Une bien belle visite, la Princesse est ravie ! 



vendredi 13 septembre 2024

On trouve tout à la Samaritaine


Largillierre, Portrait présumé de Madame la duchesse de Beaufort 1714





Musée Cognac-Jay     Exposition Luxe de poche , Collection permanente


Ah, sans aucun doute 😊, dans le temps, mais pas tous les précieux  objets rassemblés ici ! Ce ne sont que tabatières, flacons, boîtes à pilules et à messages, étuis aux formes extravagantes, et d'une ornementation, d'une richesse et d'un art incroyables, destinés à démontrer l' opulence de leur propriétaire ( à défaut d'être toujours fonctionnels ! ) . C'était quand même plus classe que d'exhiber le dernier I-Phone...🧐 

Etui à flacon en forme de
bouquet d'oeillets 1760

Ensemble d'étuis à messages 
en forme d'asperge 1770





             On passerait volontiers des heures à                                     admirer tout cela !







Mais comme l'on sait, c'est la peinture qui m'occupe en premier, et  grâce à la Samaritaine, les époux Cognac-Jay ont constitué une incroyable collection de chefs-d'oeuvre, essentiellement XVIII ème siècle, tous mes préférés sont là :

Greuze, Petit garçon au gilet rouge 1780 

Vigée Lebrun, Louise-Marie-Adélaïde
de Bourbon, duchesse d'Orléans 1789






















Fragonard, Portrait de jeune garçon 
avec un chapeau à plumes 1788






Quentin De La Tour,  Autoportrait
 au jabot de dentelle
 1750

















                                                 Et mon chéri Quentin...qui ridiculisa le pauvre Perroneau avec cet autoportrait.( il a l'air content de lui, d'ailleurs, le bougre ! ) 


Sans oublier bien sûr le sublime Largillierre ( en haut ).L'art du portrait atteint là des sommets difficilement égalables... 

Petite exception au XVIIIème siècle français, un bel arbre hollandais :


et aux portraits, une minuscule nature morte  et un intérieur intrigant :

Chardin, Nature morte au chaudron
 de cuivre
 1735

Hubert Robert, Vue de la cellule du baron
 de Besenval à la prison du Châtelet
 1790


Hubert Robert est toujours un artiste d'une étonnante singularité :

Hubert Robert, L'accident ( détail) 1790/1804

Je reste fascinée par ce moment effrayant, qui me fait penser que la vie n'était pas toujours idyllique au siècle des Lumières !  ...et me rappelle un Goya du Prado :

Goya, El albañil herido
1787 Prado
C'était " après " !!




Décidément, le quartier du Marais abrite des musées exceptionnels, en plus de celui-ci, le Musée de la Chasse & de la Nature , le Musée Picasso,  le Musée Carnavalet, et aussi un exquis fournisseur de dîners tous prêts pour visiteurs fatigués après expo :  la pâtisserie Pain de sucre rue Rambuteau 😋

 

 



  
 
 



dimanche 31 mars 2013

Et les fontaines, en plus !


"Jeune garçon apportant des grenades " Pieter De Hooch 1663 



Wallace Collection


S'il n' y en avait qu'un...à visiter à Londres, je crois que ce serait ce musée, d'une richesse absolument incroyable, des collections de toutes sortes, porcelaines, armures, meubles, objets d'art, il y en a pour tous les goûts vraiment, et surtout peintures, c'est magnifique : évidemment celles-ci ( les peintures ) sont parfois accrochées un peu haut, au-dessus de ces somptueux meubles, mais l'ensemble, qui donne l'impression de pénétrer dans la demeure d'un richissime collectionneur ( c'est le cas ) est admirable. La "grande galerie " de peintures est actuellement en réfection, je suppose que le futur accrochage sera plus "moderne", je ne sais pas si ce sera  mieux...Peut-être que cela perdra un peu de son charme. En attendant, au hasard des pièces, aux pimpantes ( typique british ! ) tentures murales, on ne sait où donner de l'oeil !

       On commence par un magnifique Bronzino, "Eléonore de Tolède", on poursuit avec le Titien qui ne-me-plaît-pas-trop et qui n'est pas à Courtauld ( cf "Picasso over all" ) ( il faut dire que la pauvre Andromède a été si bien lavée qu'on dirait un Bouguereau, c'est dire ! ) et quelques Rubens (ah la la, ces "placards" bleus et rouges, encore la lessive) et de beaux Rembrandt, mais le clou du musée c'est la fameuse "escarpolette" de Fragonard, ce petit bijou ( car il est vraiment petit !)  dont je ne savais pas qu'elle était ici, encore une lacune....une de plus !!  Ce Wallace avait une prédilection pour le XVIIIème siècle français, et cela se voit.



"L'escarpolette" Jean-Honoré Fragonard 1767

Dans la pièce juste à côté, très petit aussi mais absolument exquis,  "le chiffre d'amour",  j'adore !



"Le chiffre d'amour" Jean-Honoré Fragonard 1776/8


Il y a aussi bien sûr des anglais, et sans doute le plus emballant de tous, l'ensorcelant Gainsborough, à la touche si poétique







"Miss Elizabeth Haverfield"  Thomas Gainsborough















"Mrs Mary Robinson ("Perdita")" Thomas Gainsborough























        





"la dame à l'éventail " Diego Velasquez env 1640




"le cavalier souriant " Frans Hals 1624

























 Et puis , et je ne résiste pas à l'envie de les marier, le "cavalier souriant" de Frans Hals, sa truculence, sa joyeuse extériorité et l'austère " dame à l'éventail" de Vélasquez , raide dans sa tenue mais intense d'intériorité...mais qu'est-ce-que c'est que cette espèce d'auréole claire qu'elle a autour de la tête ? Encore un savonnage effréné..
      Il y a mille autres délices dans ce musée, quelle chance que cette superbe collection soit restée intacte, c'est miraculeux. Et en plus, ce Wallace, c'est lui qui a offert ( oui, oui, il était vraiment très riche) à Paris les gracieuses fontaines qui portent son nom, il y en a une devant le musée.






"la Camargo dansant"      Nicolas Lancret

Je termine avec un ravissant tableau de Lancret, qui me parle particulièrement ...en me rappelant le délicat biscuit de Sèvres qui me vient de ma tante, qui, en effet, me disait toujours que c'était "la Camargo "..et surtout,  n'y touche -pas !! "