jeudi 5 novembre 2026

Fragments, toujours...

Portes Ouvertes Ateliers d'Artistes de Boulogne Billancourt 




Je me suis dépêchée de terminer un nouveau "Fragment", car c'était "sous le platane" et ça accompagnait bien mon expo "Arbres toujours". J'ai eu beaucoup de visiteurs, mais pas d'acheteurs, comme d'habitude dans ce Salon .

En revanche, comme je voulais exposer le portrait du bouleau, qui était exposé rue St Charles, je l'ai remplacé par le pêcher, et c'est celui-là qui est parti !

 L'arbre rose  536     Ac 55x75 11/2006


J'ai aussi reçu une commande de portrait, un charmant jeune homme, en cours !
Premier croquis :

Louis XXVI, 651
CC 30x40 28/10/2026  
 

Et en attendant les prochaines séances de pose, je me détends avec mes chers fragments :






 

vendredi 18 septembre 2026

Bonne élève

  

Gonzalès, L'alcôve  1878    Collection  particulière


Exposition "Eva Gonzalès, Parcours d'une artiste libre " Petit Palais


                                    

                                              La phrase qui revient le plus souvent dans cette exposition c'est : 
 " Eva Gonzalès a été la seule élève de Manet ".  


Seule élève , oui évidemment Manet avait tout de suite compris qu'il n'avait rien à apprendre à Berthe Morisot ...(et puis elle l'intéressait à d'autres titres, hé hé ! )

Seule élève, et en effet l'influence de Manet est très présente dans ce que l'on voit :


Manet, Anguille et rouget  1864   Orsay 

Gonzalès, Poissons et moules  1880  
Collection particulière















mais je ne suis pas sûre que la comparaison tourne à l'avantage d'Eva. Le trait est un peu mou, tu lui as pas dit de construire un peu plus ses sujets, Edouard ?

C'est pareil dans les portraits, il y a comme une timidité ( " féminine " ? ) :



Gonzalès, Jeune fille aux cerises  
1875     Art Institut  Chicago

Manet, Portrait d'Eva Gonzalès
non daté     Collection particulière






















Le trait est un peu incertain, on se demande si elle n'a pas peur de s'affirmer. Quand on voit le portrait au pastel que Manet a fait d'elle, flou, sans doute, mais quelle force, quelle sensibilité !




Manet, Portrait de Marguerite de Conflans
1876         Musée des Augustins Toulouse


Et c'est pareil dans celui-ci, enlevé mais aucune approximation dans le dessin, alors que souvent chez la dame...


Gonzalès, La matinée rose ( la nichée )
 1873                  Orsay

...y a des trucs bizarres ! Le bas de la robe, on dirait un éventail géant en plumes d'autruche, où sont ses jambes, et elle est drôlement assise. Quand on pense que ce tableau a été reçu au Salon de 1874 et pas celui-là :


Gonzalès, Une loge au théâtre des Italiens  1874    Orsay



 on se pose des questions sur le Jury, parce que celui-là, il est vraiment tout à fait réussi. Les personnages, le bouquet dans le coin, le rideau, avec mon mauvais esprit je dirais que le raccourci du bras avec les jumelles...mais bon, ne chipotons pas.     J'aime !



Morisot, Au bal 1875
Musée Marmottan Monet


Mais évidemment j'aime encore plus la belle de la Berthe !


En somme, voilà une superbe exposition consacrée à une artiste très inégale, qui malheureusement est morte trop jeune, peut-être que si elle avait vécu plus longtemps elle se serait libérée de l'influence de Manet comme elle avait oublié les leçons de Chaplin (pas complètement, elle avait gardé le "joli" )

Une "artiste libre ", le titre de l'expo, pas sûr ?


Gonzalès, Portrait de Jeanne 1874
Collection particulière

Gonzalès, La promeneuse 1876
Dixon Gallery















 





Les artistes femmes sont très à la mode, bientôt on va avoir Mary Cassatt à Orsay, et c'est tant mieux dans un sens car nombreuses sont celles, dans l'histoire de la peinture, qui avaient autant, sinon plus, de talent que leurs confrères, mais que la société mâle dominante s'est bien gardée de valoriser,  pour ne citer qu'au 16ème siècle Sofonisba Anguissola,  Lavinia Fontana,  au 17ème  Artemisia Gentileschi, Rachel Ruysch, Judith Leyster,  au 18ème Elisabeth Vigée-Lebrun, Adélaïde Labille-Guiard, Rosalba Carriera, Angelica Kauffman et beaucoup d'autres depuis , mais le talent n'est pas question de sexe, et il faut appréhender l'oeuvre en elle-même, indépendamment de l'auteur.


Manet, Portrait d'Eva Gonzalès 1870
National Gallery Londres

                                
                                            Il n'a pas pu s'empêcher de mettre une pivoine !

 
Toutes les photos © Solvej

mercredi 17 juin 2026

Un peu de frivolité...

J'aime bien le travail sur les fleurs, et l'harmonie de couleurs

 


Expositions   Palais Galliera :    "La mode du 18è siècle, un héritage fantasmé  " et " Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode "   




...ne peut pas faire de mal ! Et puis, les merveilles données à voir sont de tels chefs-d'oeuvre de virtuosité que l'on peut sans exagérer utiliser le mot "Art".

Donc  point besoin d'explications ( techniques, que je me garderais bien de faire , je ne suis pas compétente ! ) juste quelques images pour donner envie, et il fait bien frais au Musée Galliera ....

Le 18è siècle adore
les roses :
 sur une robe ...
   .
..en passementerie ...

...revues en 1925

Esprit 18è siècle...

















Collections...

Boutons, j'en ai plein !


Catalogue de pétales de soie


Gants, je dois en avoir
150 paires..mais pas celle-là

En revanche, là, j'ai
exactement le petit frère





























Curiosités...

Escarpin mouton

Chemisier Allons-z-enfants 

Diamonds are the girl
best friend !

 

   
















Fleurs en porcelaine, ça
doit être lourd

Oh les chaussettes
Burlington !

Tissage subtil



Et des robes de rêve, on ne sait laquelle choisir :


Un peu Watteau

Des rayures et des ronds

Tendance orientale

Un genre de tournure


Et pour terminer,

        une robe de mariée qui s'impose pour notre petit muguet, née un premier Mai !






toutes les photos ©Solvej

mercredi 10 juin 2026

Enfin la fin !


Chardin, Le bocal d'olives    1760



 Musée du Louvre : La peinture Française , fin


Miracle en ce mercredi où la Princesse a émis le désir  d'aller au Louvre, les salles XVIIIè sont ouvertes !
On va pouvoir terminer la Peinture française.

Mais avant cela, le long parcours déjà effectué, mais comme la jeune fille ne l'a pas vu, on s'arrête un peu.
C'est toujours un enchantement de revoir les merveilleux Le Lorrain, bien avant les chers impressionnistes, voilà quelqu'un qui peignait le ciel, et le soleil, comme personne :



Le Lorrain, Port de mer au soleil
couchant (dét ) 1639

Le Lorrain, Port de mer
effet de brume (dét ) 1646

Le Lorrain, Le port de Gênes
vu de la mer (dét ) 1629



Le Lorrain, Le débarquement de
Cléopatre à Tarse (dét ) 1643








































On en demeure ébloui, à tous les sens du terme ! 


Le Lorrain, Le berger Pâris montrant à son épouse
 la nymphe Oenone les serments d'amour
qu'il a gravés 1648


Dans la même "catégorie " , n'oublions pas mon " compatriote" chéri né natif d'Avignon :


Joseph Vernet, Vue d'Avignon depuis
 la rive droite du Rhône 1757


Ses ciels n'étaient pas mal non plus. Contournons les ennuyeuses bondieuseries de Lesueur et autre Jouvenet, cachés derrière il ya quelques délicieux fruits de saison :


François Garnier, Bol de fraises
 et corbeille de cerises   1635

Louise Moillon, Coupe de cerises, prunes
 et melons 1633

François Garnier, Groseilles à maquereau
 et  cerises   1644





Et enfin, voici le "Graal" ! Chardin, Watteau, Fragonard, Largillièrre, Boucher...ce XVIIIè siècle que j'adore. A tout seigneur tout honneur, commençons par Jean-Siméon ( même si ce n'est pas vraiment l'ordre ) 



Chardin, La raie ( dét) 1726


Dans son extraordinaire raie, le chat gourmand est si craquant ! Je lui ai trouvé quelques collègues :

Le Brun, Le sommeil de
l'enfant Jésus (dét) 1655

Louis Le Nain, Famille
de paysans dans un intérieur (dét) 1642





















Ce qui est tellement beau chez Chardin, c'est cette touche légère, enlevée, cette poésie des matières, qui en dépit e son style unique, ne sont jamais traitées de la même façon



Chardin, La table d'office
dit aussi les débris d'un déjeuner 1763


et ces harmonies si parfaites...


Mais les autres peintres du XVIIIè ne sont pas en reste, 



Watteau, Pélerinage à l'île
de Cythère ( dét)  1717

Watteau, Les deux cousines 1716

Watteau, Nymphe et satyre 1716

les chairs et les étoffes de Watteau sont un autre régal


Boucher, Diane sortant du bain 1742

sans oublier Boucher que Berthe Morisot adorait...

Et moi, j'adore Largillièrre et Fragonard !


Largillièrre, Etude de mains 1715

Fragonard, Cascatelles de Tivoli 1762





















 La virtuosité de Largillièrre m'épatera toujours ! Et, bien sûr, je n'oublie pas les superbes Hubert Robert ( le projet de la Grande Galerie u Louvre, et celle-ci...en ruine ! ) et Elisabeth Vigée-Lebrun ( dont le magnifique portrait d'Hubert Robert, justement, nous montre quel genre d'homme il était ) mais je crois que j'ai déjà montré tout cela dans le premier épisode Deux homards trois grâces et une multitude de chiens


 A la boutique en partant
 ( mais je n'ai acheté qu'un magnet ! )
              
                                                 

                                                     Une bien belle visite, la Princesse est ravie !